Low tech ?

Quand on a grandi dans une famille qui fabriquait et réparait tout, c’est plus facile pour aborder tout ce qu’on appelle low-tech, la faible technologie.

1969 Pierre Dijon à l’œuvre pour réaliser le garde-corps de l’escalier.

Mais ce terme est ambigu, car il englobe aussi la récupération, la lutte contre l’obsolescence,  le bricolage, l’artisanat…

Le low-tech ou basse technologie est un ensemble de techniques simples, pratiques, économiques et populaires. Le concept s’oppose au high-tech. Elles peuvent faire appel au recyclage de machines récemment tombées en désuétude.

Ce sont des solutions techniques qui cherchent à être simples, bien pensées, bien dimensionnées et réparables. Elles sont issues d’une fabrication locale, favorisant l’emploi, plus proche de l’artisanat que de la production industrielle, voire de la prosommation – se dit des tendances qu’ont les consommateurs à se professionnaliser et s’approcher de la figure de producteur, notamment par le biais de connaissances acquises grâce à un accès à l’information considérable, et poursuivant certaines convictions d’ordre plus politique -.

Les low-tech sont des techniques issues de matériaux recyclés ou directement de la nature. Elles sont peu gourmandes en énergie et respectent l’environnement.

Ce sont des techniques visant à remettre l’homme au centre des activités par son savoir-faire et son sens pratique. Il s’agit d’être ingénieux afin de fabriquer ou de réparer soi-même les objets. Le low-tech est un concept humaniste proche du Do It Yourself, philosophie qui incite les individus à fabriquer leurs propres objets à partir de pièces détachées ou de composants simples.

Des idées pour vos vacances, en voilà plein :

Concrètement, les low-tech sont présentes dans la vie quotidienne. Par exemple, aller au travail à vélo ou réparer soi-même ses appareils au lieu de les jeter correspondent à la philosophie low-tech.

Elles sont utilisées dans une volonté de s’affranchir des hautes technologies et de se réapproprier les objets.

La low-tech est une technologie qui est :

utile

  • a-t-on besoin de cette solution,
  • est-elle essentielle ou pas,
  • quel besoin est-il nécessaire de combler ou pas,
  • est-ce une envie ou un besoin,
  • se poser la question du sens,  du problème à résoudre

accessible

  • en coût,
  • en savoir faire,
  • est-ce relocalisable

durable

  • d’où viennent les matériaux,
  • comment a été conçu le produit

Ce serait mieux de définir la low-tech en opposition à la high-tech qui engendre les problèmes suivants :

  • dont  la maintenance dépend de systèmes sophistiqués
  • qui consomme des matières première non recyclable,  peu ou pas réutilisable, non renouvelable,
  • utilise des matières rares exploitée dans des conditions inacceptables, tant au niveau de la nature, que de l’exploitation de la mains d’œuvre, comme dans cet cas.

Mais il serait plus juste de parler de  lower-tech, plus faible technologie, car il n’y a pas de refus de se servir de nouvelles technologies,  mais de les diminuer et d’en optimiser son usage

Pour resituer, regarde cette intro du low-tech lab réalisé par un groupe de jeune qui ont fait un tour du sujet :

Leur définition de la low-tech, décrite ici, s’est enrichie, elle est plus proche de celle ci-dessus.

Et ça peut aller jusqu’à ce site Open Source Ecology qui propose de se réapproprier, rien de moins que la technologie des engins de puissance pour une ferme.

Active les sous-titres en français, au besoin.

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