Sol vivant

150 ans d’erreurs en agriculture,
car le sol a besoin de carbone et pas d’azote.

On s’est trompé ! Le sol est empoisonné par l’azote qu’on lui apporte. L’air, qu’il a au-dessus de lui, en est à 80 % composé. Ce que le sol à besoin pour se nourrir c’est de carbone, qui va lui permettre de voir proliférer en lui cette vie, qui est la seule à pouvoir lui offrir une alimentation équilibrée.  Vie qui capte cet azote, offrant ainsi tout ce que les plantes ont besoins pour s’alimenter. C’est ce que la forêt fait bien avant nous, produisant bien plus que ce qu’aucune terre agricole n’a pu faire.

Pour mieux comprendre, regarde cette vidéo, prise en temps réel et pas en accéléré : Elle montre un mycélium – le grand tuyau – et tout autour une zone un peu floue pleine d’eau – zone d’hyper fluidité – où on y voit des bactéries pseudomonas, se déplaçant peu ordinairement, filer à grandes vitesses, jusqu’à  50 fois plus vite qu’à l’intérieur du champignon. Si elles font des allers-retours c’est qu’elles sont coincée dans deux lamelles de verre.

Cette observation, dans une science qui est à peine découverte, montre l’énorme quantité d’échanges qu’il y a dans la terre. Les plantes qui s’alimentent en éléments nutritifs via les mycéliums, ont une autre source d’alimentation, découverte récemment,  qui passe via cette autoroute de vie bactérienne gravitant autour des filaments.

On sait aussi que les plantes nourrissent le mycélium en leurs en offrant jusqu’à 20 %  de leur sève élaborée. Ces mycéliums, boosté par une bonne nourriture, s’étendent et permettent de construire des réseaux puissant permettant aux bactéries de se déplacer rapidement quand un aliment spécial  se trouve disponible. Digérés par les bactéries et les mycéliums, ces apports sur le sol sont rapidement offerts aux plantes, via ces réseaux de vie essentiels.

La diversité de ces mycéliums est bien plus importante dans les milieux sauvages. On a remarqué que dans des sols cultivés, bien alimentés en matières organiques,  mais surtout proche de cette énorme biodiversité présente dans la nature, les cultures se portaient mieux. Les mycéliums absents dans nos cultures étaient prélevés dans ces espaces sauvages, augmentant la diversité des réseaux mycorhiziens, améliorant la digestion des apports au sol, qui, en utilisant ces autoroutes, fournissaient une meilleure alimentation à  nos plantes.

Autres éléments important de cette planète souterraine, c’est que la fragilité de ces réseaux, qui sont détruit par le moindre bousculement du sol comme piétinement, passage d’animaux ou passages de machine sur de faible surface, favorisent leurs vies. Ces réseaux détruits, au lieu de mourir, se mettent à bourgeonner pour reconquérir ces liaisons dégradées. Et au lieu que chaque espèce de mycélium se débrouille seule,  ils se recombinent en champignons rassemblant plusieurs espèces en une, devenant plus fort, par l’acquisition des caractères spécifiques de chacun, pour repeupler le milieu abimé.

Hervé Coves nous le raconte dans cette vidéo à voir et à revoir…

https://www.youtube.com/watch?time_continue=74&v=-8GeCIQIJE4&feature=emb_title
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