Herve Coves

La vie est belle s’exclame Herve Coves, et il nous la raconte de belle manière.
Si la planète a un cerveau – il est dans le sol – et la vie sur terre ne serait que quelques poux gravitant sur sa tête.

À déguster, tu découvriras comment toutes ces récentes découvertes nous obligent à repenser notre agriculture.

C’est l’amour de la nature qui l’a conduit à devenir ingénieur agronome. Lui, l’enfant de pieds-noirs élevé dans une cité HLM de la banlieue de Strasbourg, né en France et éduqué dans l’idée (et le traumatisme) qu’il ne fallait pas trop s’attacher à la terre. À la fin des années 70, il avait déjà un côté militant quand il a commencé à travailler pour une Chambre d’agriculture dans le Limousin. Déjà « les Chambres étaient perçues comme parasitant l’agriculture ». Il se souvient, à ce moment-là, « l’idée c’était vraiment de nourrir le monde ». Et on en est venu à utiliser de la farine animale pour nourrir les troupeaux, « on trouvait ça extraordinaire d’élever des vaches avec de la fiente de poule et de la sciure de bois… » Nourrir le monde à n’importe quel prix : plus tard on l’a payé cher.

La première prise de conscience que quelque chose ne pouvait pas fonctionner dans ce système agricole-là, ce fut lors de la crise de la vache folle. « À partir du moment où un projet sur lequel j’avais travaillé a montré ses limites, je me suis suis dit ‘Hervé tu es en train de tuer des gens’. » Hervé Coves confie avoir « vécu avec cette culpabilité-là pendant longtemps… » Prise de conscience aussi, que, dans ce système où les agriculteurs « ne vivent plus de leur métier » (à part sur de très grandes surfaces de plus de 1.000 hectares) mais « des aides et des subventions », on « ne donne plus une vraie valeur aux choses ». Selon lui, le drame pour un agriculteur c’est que le prix de son effort est décidé arbitrairement depuis Bruxelles.

« La campagne ma révélé quelque chose de la beauté du monde. » Il avait 12 ans, quand sa famille a déménagé pour le petit village de Kolbsheim (Bas-Rhin) : là, il a vécu « une renaissance ». « Je vivais en moi cet amour de la terre. » Et le jeune homme peut enfin laisser libre cours à sa passion pour les végétaux. Mais sa conversion, ou plutôt sa « révélation » comme il l’appelle, il l’a vécue des années après, au cours d’un voyage d’étude en Guyane. Une nuit au cœur de la « magnifique » et « effrayante » forêt amazonienne, emplie de bruits tous plus ou moins inquiétants les uns que les autres, Hervé coves est installé dans un hamac et peine à s’endormir. Quand tout à coup une puis deux, puis trois, puis des centaines de lucioles clignotent et se répondent dans un jeu de lumière « féérique ».

« Le monde est un livre extraordinaire dans lequel il y a tant à apprendre », cela il en était déjà convaincu. Mais cette-nuit là en Guyane – Hervé Coves en parle la voix brisée par l’émotion – il comprend que « tous ces insectes, ces singes [qu’il entend] hurler, ces grenouilles qui coassent, ce sont des chants d’amour : je me suis rendu compte à ce moment précis que c’était de ça dont j’avais peur ; ce dont j’avais peur c’était l’amour ». Et ça a « bouleversé » sa vie. « Je me suis détendu dans mon hamac et j’ai vécu une des plus belles nuits de mon existence. » Une « nuit d’amour à communier avec toute cette nature merveilleuse ». Depuis, il a cessé de ronfler et d’être insomniaque, dit-il en souriant. Il en a surtout gardé « la révélation qu’on est dans un monde qui est plein d’amour » et que souvent « les manifestations d’amour nous effraient ».


S’il y avait à choisir dans les connaissances que ce site puisse partager, elles se trouveraient dans cette vidéo.


La gestion des limaces est un autre must de Hervé Coves. Il nous raconte qu’entre la truffe et la limace, il y a une histoire incroyable. Le titre « holistique » signifie qu’il s’intéresse aux limaces comme constituantes d’un tout, et non pas dans une vision « limace=problème », plus individualiste, trop réductrice.

« J’aime les limaces … depuis que j’ai compris qu’elles sont indispensables !
Pourquoi est-ce qu’on assassine les limaces ? Il y a un principe dans la vie, quelque chose de très important que vous devez vous rappeler tout le temps. C’est que la vie est belle ! Pourquoi assassiner des limaces ? Si nous sommes obligés d’assassiner des choses pour vivre… C’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas ! » – Hervé Coves

Écoutons-le nous parler des vieux arbres…


Là on est dans son jardin à Chartrier-Ferrière dans le Limousin, sur sol est une causse calcaire. À noter son adaptation réussie de myrtillier, plante acidophile.


Sur la suivante, tu peux découvrir que le frelon asiatique tant craint – notre frelon lui aussi étant arrivé d’Asie bien avant – ne posera pas tant de problèmes, le temps que la nature s’adapte. On y parle aussi du lierre, de l’enfouissement de la matière organique, des tanins, …


Une souris meurt dans votre jardin que devient le rare phosphore, découvrez le dans ce film…

Hervé Coves explique le cycle du phophore.

Sur la chaine Maraîchage Sol Vivant, pleins de supers vidéos, où Hervé apparait au détour d’une visite, on peut trouver cette vidéo passionnante sur les mycorhizes et mieux comprendre leurs utilités.

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